|
Plan du cours Objectifs I - Les voies de transduction 1 - Définitions 2 - Voies des nucléotides cycliques 3 - Voie des diglycérides, de l’inositol-P3 et du calcium 4 - Voies du récepteur de l’insuline 5 - Voies des récepteurs nucléaires 6 - Stimulines, libérines, neurotransmetteurs II - Autres molécules informationnelles 7 - Les immunoglobulines 8 - Facteurs de croissance 9 - Les bactéries et les virus
Tous droits de reproduction réservés aux auteurs
traduction HTML V2.7 V. Morice
|
 |
Partie II - Autres molécules informationnelles Chapitre 9 - Les bactéries et les virus | | |
9.1 - Toxines bactériennes
 |
| MI 95 |
- Les toxines bactériennes sont des protéines sécrétées par les germes infectieux qui se développent dans notre organisme et dont les effets sont pathogènes. Elles se lient aux gangliosides de la membrane plasmique et pénètrent dans les cellules.
- La plupart de ces toxines sont capables de catalyser une réaction d’ADP-ribosylation, dans laquelle un radical composé d’adénine, de ribose, de deux phosphates et d’un deuxième ribose (ADP-ribosyl-) est transféré du coenzyme NAD, donneur d’ADP-ribosyl, sur une protéine.
- Lorsque cette protéine est une sous-unité d’une proteine G inhibitrice par exemple, l’ADP-ribosylation la rend inactive et modifie la transmission du signal vers l’adényl-cyclase ou les phospholipases C qui produisent les messagers secondaires.
- Ainsi la toxine de Bordetella pertussis (agent de la coqueluche), inhibe l’action d’une protéine G inhibitrice qui intervient dans la sécrétion de l’insuline : il en résulte une hypoglycémie (diminution du taux de glucose dans le sang).
- D’autres toxines agissent sur d’autres GTPases, en dehors du mécanisme de transduction du signal (exemple : facteur d’élongation EF2 de la synthèse des protéines, inhibé par la toxine diphtérique), ou encore sur les protéines qui permettent la sécrétion des neurotransmetteurs (toxine tétanique) ou les mouvements cellulaires (toxine botulinique).
| |
| |