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3.1 - Adénite tuberculoïde
Les inflammations dites « spécifiques » ont une morphologie particulière qui oriente soit vers une cause précise, soit vers un groupe de causes possibles (spécificité large). L’adénite tuberculoïde répond à ce deuxième schéma (plusieurs causes possibles) : en effet un certain nombre de phénomènes inflammatoires (tuberculose, sarcoïdose, et bien d’autres affections) peuvent entraîner la formation d’un granulome épithélioïde et giganto-cellulaire dans un ganglion lymphatique. 3.1.1 Diagnostic d’organe
Elle est observée dans un ganglion lymphatique qu’on reconnaît à sa forme arrondie, entourée d’une capsule fibreuse et de tissu adipeux. Il est constitué d’un tissu lymphoïde très basophile, avec des follicules arrondis à centre clair.
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Figure 18 Ganglion lymphatique normal (faible grossissement)CG : centre germinatif Cap : capsule S : sinus |
3.1.2 Diagnostic de lésion
Les lésions inflammatoires réalisent, dans la masse basophile du tissu lymphoïde, plusieurs petits foyers plus clairs, rosés. Leur analyse montre : - des cellules épithélioïdes faiblement colorées, à limites cytoplasmiques peu visibles, et quelques cellules géantes de Langhans, à multiples noyaux souvent en couronne à la périphérie du cytoplasme. L’ensemble est appelé nodule (ou follicule) tuberculoïde.
- l’absence de foyers de nécrose (la présence d’une nécrose caséeuse orienterait vers une origine tuberculeuse et non plus seulement « tuberculoïde » au sens large).
- Parfois une sclérose collagène débutante dans les nodules inflammatoires (lésions plus évoluées, en voie de régression fibreuse).
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Figure 19 Adénite tuberculoïde (fort grossissement)Cep : cellules épithélioïdes CL : cellule de Langhans |
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