4 Analyse critique

Comme toute méthode de pédagogie l’ARC trouve des limites et suscite des critiques.

L’objectif principal de la méthode de l’ARC est de permettrent à l’étudiant de s’approprier le modèle de raisonnement clinique de l’expert. Cette superposition n’est que partielle, l’expert échappe le plus souvent à la totalité des étapes proposées qui le mène des données initiales au diagnostic final, il restreint très rapidement ses hypothèses initiales à une ou deux ; les données complémentaires cherchent la discrimination rapide pour les retenir et il enchaîne très vite vers le plan d’investigation voire de soins. Toutefois l’expert met en jeu des processus inconscients complexes et simultanés qui correspondent aux étapes verbalisées par les étudiants.
La performance d’une séance est le résultat du groupe et n’est pas le reflet d’un travail strictement individuel de l’étudiant, solitude qui est la situation la plus habituelle du médecin. Rappelons que l’outil cherche avant tout à favoriser l’apprentissage des mécanismes du raisonnement clinique plus que la performance du diagnostic. Dans ce cas on peut penser que la répétition des séances d’ARC permet à chaque étudiant de progresser, mais à des vitesses différentes.

L’ARC n’a pas de valeur prédictive quant à la capacité de résoudre des problèmes différents. La performance est spécifique du contenu du problème.

L’ARC est dépendant du bagage initial de l’étudiant, voire du groupe. Il repose sur un pré-requis de connaissances, bagage nécessaire à toute démarche diagnostique.



Docteur Philippe Cornet - Département de médecine générale